jeudi 4 août 2011

Tempêtes et cadavres.

Frissons de terreur et de plaisir
Éric Bonnargent

Munch, Nuit étoilée.
Accablés par la chaleur, vous rêvez de frissonner tout en profitant des derniers beaux jours sur votre terrasse, sur votre balcon, sur la plage ou dans un parc ? Tempêtes et cadavres est le livre qu’il vous faut.
Ce livre est d’abord né d’une belle histoire, celle de sept copains qui se sont rencontrés sur le net en publiant leurs textes sur le site In libro veritas, certains d’entre eux ayant été primés. En 2008, ils se lancent un défi : écrire sur un thème commun, Tempêtes et cadavres avec pour seule ambition le plaisir d’écrire et de rivaliser avec les romans de gare. Si Tempêtes et cadavres s’inscrit bien dans ce genre, la réussite est telle que les jeunes Éditions Volpilière n’ont pas hésité à éditer le manuscrit.
Sept auteurs : G@rp, Catherine H., Alain Galindo, Maya Byss, Nicolas Gramain, Vincent Cuomo, François Baure et autant de nouvelles avec des styles, des sujets, des lieux, des histoires aussi différents les uns des autres, mais aussi des points communs : des tempêtes, des cadavres et toujours des frissons.
Qu’est-ce que vous trouverez dans ce livre ? Un cambrioleur amateur se transformant presque malgré lui en tueur froid et sanguinaire à cause d’une tempête de neige qui l’empêche de se rendre en urgence auprès de son boss qui le harcèle par SMS ; une demande en mariage à Saint-Martin qui se transforme en cauchemar pendant une tempête tropicale ; un tueur en série travaillant dans une maison de retraite ; une réunion d’entreprise hilarante aux méthodes innovantes pour se débarrasser en douceur (ou presque) de ses employés ; un conte guadeloupéen vraiment terrifiant où deux frères, pendant un cyclone, trouvent refuge dans une vieille bâtisse coloniale hantée par des soukougnans (démons du folklore local) ; des orages qui vont bouleverser les poivrots du Relais du Col et un Fait d’hiver dont je ne dirai rien tant il est surprenant.
Alors, non, Tempêtes et cadavres n’est pas qu’un simple roman de gare, il s’agit d’un livre bien écrit aussi plaisant qu’angoissant dont on regrette la minceur lorsque nous en tournons la dernière page.






Tempêtes et cadavres. Éditions Volpilière. 10 €

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